Djibouti Indépendance : La République de Djibouti fête dans la paix et la concorde ses 40 ans

02/07/2017
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Cela fait désormais 40 ans qui nous séparent de ce mémorable 27 juin 1977, date à laquelle la longue marche à l’indépendance du peuple djiboutien, entamée des années et des années plus tôt, marqua enfin son dernier pas vers la liberté. Un pas définitif, décisif. Un pas de plus avant la rencontre avec son destin. Les festivités commémoratives qui ont débuté ce soir au stade Gouled en présence du président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, ne s’imposaient pas seulement par la logique de l’arithmétique, sur la base des calculs du calendrier.  Et pour cause : elle intervenait à un moment crucial de la vie de notre pays. ( Source ADI )

Sur le plan politique, le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, second président de l’histoire de notre jeune république, a été réélu en avril 2016 pour un 4e mandat à la tête du pays. Sur la frontière nord, où nos forces armées sont massivement déployées pour la défense de l’intégrité territoriale de notre pays, les évènements résultant de l’agression érythréenne du 10 juin 2008 n’en finissent pas d’attirer notre attention. Certes, les armes ne crépitent plus mais les bruits des bottes se font toujours entendre. Résultat : loin d’avoir dit son dernier mot, Doumeira reste donc un sujet de préoccupation pour nous autres Djiboutiens, absorbant constamment nos pensées, nous interpellant dans notre conscience de citoyens, mettant à l’épreuve notre sens du devoir envers la patrie.  

Fort heureusement la situation sociale et économique du pays n’est pas aussi préoccupante. En effet, à la suite des efforts inlassables consentis par le gouvernement et visant à la création d’emplois, le chômage ne cesse de diminuer. D’importants pôles d’activités, à l’image du nouveau port de Tadjourah, ont été conçus afin d’absorber le flot de demandeurs d’emploi. Ouvriers et petits fonctionnaires ont depuis longtemps retrouvé la confiance du fait de la régularisation du versement des salaires et du déblocage des avancements. Dans l’arrière-pays, où la sécheresse et ses effets dévastateurs ont sérieusement entamé la vie des populations nomades, les mesures prises par le gouvernement en vue d’atténuer la vulnérabilité des plus démunis ont porté leurs fruits.

C’est peu dire que, dans un monde incertain, en quête d’un nouvel ordre et où il est question plus que jamais d’entraide, la solidarité nationale a fait ses preuves. ONG, mouvements associatifs locaux, commerçants de la place et personnalités se sont très vite mobilisés en faveur de leurs compatriotes sinistrés.
Erigé au rang des priorités par le gouvernement la question de la jeunesse ne fut pas en reste.

Au contraire. Un vaste chantier de réformes a été entrepris en vue de parvenir à un réel épanouissement des forces vives, (qui représentent 60% de notre population). Comme en témoigne la création de la ligue nationale de la jeunesse chargée d’apporter des réponses aux multiples problèmes auxquels sont exposés les jeunes. Il convient d’ajouter à cela la mise en place du Service National Adapté (SNA) dont l’objectif premier reste la formation des jeunes dans la perspective d’une intégration sur le marché du travail. Education, Santé, Promotion de la Femme sont autant des secteurs où, sous l’impulsion du chef de l’Etat, l’action du gouvernement a également réussi. Impossible d’énumérer ici tout ce qui a été fait dans ces domaines. Néanmoins, nous tenterons de faire un petit tour d’horizon sur les principales réformes qui ont été menées.

En décembre 1999, les états généraux de l’éducation nationale éveillaient les esprits sur la nécessité d’en finir avec un système éducatif devenu stérile, car hérité de la période coloniale et, de ce fait, incapable de répondre aux exigences de l’ère moderne. Une nouvelle école djiboutienne est née. Obligatoire pour tous les enfants de ce pays de 6 à 16 ans. L’accès et l’équité à l’école ont été revus, avec toutes les contraintes que cela implique pour le gouvernement en terme de construction de nouveaux établissements scolaires, de formation des personnels enseignants, de mise en place d’équipes d’encadrement pédagogique, de conception et d’édition des programmes pleinement adaptés à la réalité djiboutienne en vue de mieux lutter contre la déperdition scolaire. Tous ces efforts, il est vrai, ne pouvaient naturellement avoir un sens que s’ils aboutissaient sur un nouvel horizon. C’est ce qui a été fait avec la création de l’université de Djibouti, qui n’a cessé de s’agrandir au fil des ans, multipliant les filières d’études.

La dernière en date est la faculté de médecine, opérationnelle depuis plusieurs années déjà. La santé n’a pas de prix mais elle a un coût, dit-on.  Aussi, la politique du gouvernement en matière de santé, qui se traduit sur le terrain par la réhabilitation des structures de soins, la révision de leurs méthodes de fonctionnement et la valorisation des ressources humaines disponibles par l’augmentation des rémunérations et l’amélioration des conditions de travail,  a-t-elle déjà portée ses fruits. L’hôpital général Peltier, dont la situation laissait autrefois à désirer, est aujourd’hui devenu une structure fiable, capable de mieux répondre aux attentes des usagers.

Le lancement, avec les forces armées, du SMUR s’inscrit dans cette même optique. Un des aspects les plus marquants de la nouvelle politique nationale en matière de santé, puisqu’il aura fait couler beaucoup d’encre et de salive, et sans doute sa vocation d’intégrer tout un chacun dans l’effort de redynamisation de nos hôpitaux, dispensaires et centres de soins. En clair les citoyens Djiboutiens qui est désormais considéré comme un acteur incontournable dans la politique de réformes, et appelé à y contribuer. Il convient de préciser au passage que cette organisation met un terme à une vieille mentalité, nourrie des années et des années durant par un Etat providentiel.

Autre innovation, et non des moindres, contenue dans la feuille de route tracée par le Chef de l’Etat à son Gouvernement, est sa volonté d’associer la gente féminine en favorisant encore davantage son entrée dans les sphères de décision. Plus qu’un pari, il s’agit ici pour l’exécutif djiboutien d’une priorité. Or, pour parvenir à cet objectif, il serait absurde et totalement faux de crier victoire sans garantir à priori le succès sur le front de la lutte contre la violence faite aux femmes, et contre les mutilations génitales féminines. Et dans ces domaines, notre pays peut se targuer aujourd’hui d’avoir fait des avancées significatives depuis 1999, grâce notamment aux initiatives, les plus souvent conjointes, du ministère en charge de la question et de l’UNFD qui ont opéré avec détermination dans une course contre la montre.

Nous ne pouvons conclure ce modeste article consacré à l’action du gouvernement sans évoquer les progrès et réalisation en matière de lutte contre la pauvreté, d’approvisionnement en eau potable et de logements. Or, comme nous l’avons dit plus haut, il nous est impossible d’énumérer là aussi tout ce qui a été fait.

C’est pourquoi, à titre d’exemple, nous nous limiterons à quelques cas concrets parce que faciles à vérifier sur le terrain. Ainsi en est-il certainement de la caisse nationale d’épargne et de crédit lancée récemment dans le but de mieux juguler le phénomène de la précarité et alléger le fardeau qu’il représente pour les couches défavorisées de la population. Ainsi en est-il aussi de la construction des cités Barwako, Wadajir, Luxembourg, Hodan, puis Hodan 2 qui traduisent sur le terrain la volonté du président de la République qui a érigé au rang de priorité l’accès à des logements décents.

Pour terminer, nous tenons à préciser, pour nos lecteurs, que l’objectif recherché à travers ce travail n’est pas, loin s’en faut, de dresser un bilan exhaustif de l’action gouvernementale au cours des dernières années. Néanmoins, nous avons voulu montrer un bref aperçu du vaste chantier réalisé durant cette même période. C’est ce que nous avons fait. En tout cas, nous l’espérons.  

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