Union Africaine : Sur la voie d’un pan-africanisme économique alléchant 

10/07/2019
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Si la création de l'Organisation de l'Unité Africaine fut l'unique évènement historique réalisé à ce jour, la Zone de Libre-échange Continental Africaine entre à son tour dans les annales de l'histoire. En effet, c'est la première fois, depuis 1963, que les dirigeants africains réussissent avec succès le lancement d'un projet de grande envergure destiné au développement économique et social du Continent. En qualifiant le Sommet de Niamey d'historique, les puissants partenaires économiques de l'Afrique ne se sont pas trompés.

En effet, avec ses 1,2 milliard d'habitants et un produit intérieur brut estimé à plus de 2500 milliards de dollars US, le potentiel du marché visé est immense ; et, puisque l'activité commerciale intra-africain ne représente que 16% du total des échanges, sa marge de progression reste très importante. Ce qui constitue un grand pas vers la " paix et la prospérité en Afrique".

Ce sommet de Niamey était donc attendu par tout un continent.

Il était aussi, le point de rendez-vous que les dirigeants africains s'étaient fixés pour lancer, de façon officielle et définitive, la Zone de libre-échange économique continentale africaine, la Zlecaf. Quelque 4 500 délégués et invités, dont 32 chefs d'État et plus de 100 ministres ont participé à son lancement et inauguré les cinq instruments opérationnels qui permettront son fonctionnement.

Le but de la manoeuvre étant de grignotter petit à petit, les 84% que se partagent asiatiques et européens. Avec pour ambition : une hausse des échanges de 52% d’ici 2022 par rapport à l’année 2010. C'est dans cet objectif que le coup de lancement de la zone de libre-échange africaine a été donné, un an jour pour jour, après la signature du traité de création de la Zlecaf à Kigali où, rappelons-le, 22 pays avaient ratifié l’accord. Le seuil minimum requis ayant été aquit, c'est tout naturellement, que la Zone de libre échange continentale est entrée en vigueur le 30 Mai 2019. Depuis Kigali, 5 autres pays ont ratifié l'accord, portant le nombre à 27.

L'autre bonne nouvelle est le Nigéria. Ce géant de l'économie continentale ne s'était pas engagé jusque-là et son absence aurait été un énorme handicap pour le projet. Heureusement à Niamey, le Nigéria s'est finalement décidé de signer l'accord de création de la Zlecaf et son présidenf longuement applaudie. Avec le Bénin et le Nigéria, le nombre de pays ayant signé l’accord est désormais porté à 54 pays sur les 55 membres de l'Union Africaine. Le seul pays manquant à l'appel est l'Erythrée qui s'est donné une période de réflexion selon des sources proche de l'UA.  
Un vieux rêve qui se réalise enfin.

La naissance de ce nouveau marché commun, saluée par tous, est donc le début d'une grande aventure pour la Zlecaf. Selon Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l'Union africaine, c'est un vieux rêve qui se réalise et les pères fondateurs doivent en être fiers. Soulignant dans son discours que la Zlecaf devenait ainsi "le plus grand espace commercial au monde".

La première étape du projet semble donc réussie, mais son parcours sera long et certainement très difficile comme l'a affirmé le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’Union africaine. Pour que cette zone soit pleinement opérationnelle a-t-il dit « Il faudra lever les obstacles qui nous empêchent de parvenir aux objectifs visés ». En effet, les négociations vont certainement être longues et difficiles. Le calendrier des réductions de droits de douane et la circulation des biens importés de l’étranger fiont déjà l’objet de vifs débats.

Il faudra également fixer et s'entendre sur les critères qui vont définir les proportion d’intrants africains nécessaires pour qu’un produit soit considéré comme fabriqué sur le continent et bénéficier du label "Made in Africa". L'objectif étant d’éliminer, dans les cinq à dix ans, les droits de douane sur un ensemble de produits représentant 90 % des lignes tarifaires.

Quels sont les autres conditions à remplir pour faciliter le commerce intra-africain ?

Il faudra doter le continent de voies de communication et d’équipements en bon état. Ensuite  rendre le transport inter-africain abordable car, son coût élevé reste de loin, l'un des facteurs freins des échanges commerciaux. Il faut également et, c'est trés important, des administrations fluides et efficaces. Bâtir un marché qui soit digne de la population africaine et de son développement est un immense projet et un chantier de longue haleine. Il faudra travailler dur et savoir être patient.

Et l'intérêt de Djibouti dans cette affaire ?

Il est incommensurable ! La République de Djibouti, sous l'impulsion de son Président, M. Ismail Omar Guelleh, s'est placée très tôt au coeur de toutes les tractations diplomatique qui ont fait aboutir l'accord de création de cette Zone de libre-échange continentale africaine.

Soucieux du développement économique africain, le Président a toujours été convaincu que l'intégration et la promotion des échanges intra-africain était le meilleur moyen de sortir le Continent de la pauvreté. 
Ayant participé à un nombre incalculable de sommets et de réunions sur le sujet, le Président Ismaïl devînt très vite l'un des grands défenseurs de ce projet de création de la Zlecaf. Et, il n'a jamais perdu espoir. C'est la raison pour laquelle, il lança dès son premier mandat, un vaste programme de développement des infrastructures portuaires, maritimes, de transport et de service ; pour préparer le pays à cette future intégration africaine dont la Zlecaf en est le fer de lance.

Aujourd'hui, avec ses terminaux à conteneurs, sa Zone franche immense, ses moyens de communication routier et ferroviaire la république de Djibouti s'est transformé en plateforme logistique et commerciale  et pourra énormément tirer profit de cette nouvelle zone.  

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